Le 9 avril 2020, les partenaires sociaux interprofessionnels, membres de l’Association pour le Dialogue Social Territorial à La Réunion (ADSTR), ont échangé par visioconférence sur les effets sur les entreprises et leurs salariés  des mesures de confinement devant permettre d’endiguer l’épidémie de Coronavirus (COVID-19) et ainsi convenir des actions devant être mises en oeuvre à court terme.

A La Réunion, au 7 avril 2020 :

  • 7 494 demandes d’activité partielle ont été déposées par un peu plus de 34% des entreprises ;
  • concernant 58 677 salariés, soit 36% des salariés du secteur privé, contre 33% au plan national ;
  • principalement dans les secteurs du Commerce et de la réparation automobile (18,8%), de la Construction (15,0%), des Activités de services spécialisés, scientifiques et techniques, des services administratifs et de soutien (14,8%), de l’Hébergement et de la restauration (11,5%) et de l’Industrie (11.3%).

Compte tenu des importantes difficultés rencontrées par les responsables d’entreprises et leurs experts comptables pour enregistrer leurs demandes de chômage partiel, les chiffres au 7 avril ne représentent encore que partiellement la réalité et pourraient être très fortement révisés à la hausse au cours des prochains jours.

 

Après avoir échangé sur les difficultés rencontrées depuis mi-mars par les entreprises, dont beaucoup ne se sont pas encore remises en termes d’activité et de trésorerie de la crise des « Gilets Jaunes » de 2018, et leurs salariés, dont une majorité pourrait ne pas avoir encore perçu les indemnités prévues pour le mois de Mars et s’inquiètent fortement pour ce qu’il en sera pour celui d’avril, les partenaires sociaux interprofessionnels ont décidé :

  • pour qu’une crise sociale ne s’ajoute pas à la crise sanitaire actuelle et à la crise économique à venir, d’interpeller les banques afin que les demandes de financements faites par les entreprises (PGE) puissent être instruites et accordées dans les meilleurs délais, pour, en premier lieu permettre le versement aux salariés des indemnités pour activité partielle prévues chaque mois, en attendant que celles ci soient « remboursées » aux entreprises dans deux ou trois mois, au mieux ;
  • d’anticiper le déconfinement, en travaillant tous ensembles aux conditions de la reprise dans chacun des secteurs d’activité, notamment pour ce qui est de la mise en place, et donc de la disponibilité des matériels nécessaires, des mesures de protection de la santé et sécurité des salariés.

 

Télécharger le Communiqué de presse du 10/04/20

Télécharger la Note d'analyse des demandes d'activité partielle et effectifs de salariés concernés